ETATS AFRICAINS UNIS : Les jeunes tracent la voie

Plus de deux cents jeunes ont participé au pré-congrès pour la réalisation des Etats Africains Unis (EAU) en l’espace d’une génération. Tenu à Accra du 8 au 13 décembre, l’événement a accueilli des participants venus  d’Afrique et de la diaspora, en vue de discuter de la voie à suivre pour mener la campagne du Mouvement Fédéraliste Panafricain (MFPA) et arriver à une Afrique unie.

 La plupart des jeunes sont arrivés en caravane par la route. Mais les longs jours de voyage et les tracasseries routières n’ont pas usé leur engagement. Si les signes de fatigue ont été visibles sur les visages, leur détermination est restée intacte Responsable de la délégation sénégalaise à ce pré-congrès, Birame Basse, communément appelé Ibou, souligne combien le voyage fut difficile. «Notre bus est tombé en panne à Kédougou en pleine forêt, à la frontière entre le Sénégal et le Mali. On a dû attendre 18 heures pour reprendre notre voyage. Notre motivation s’est renforcée parce que nous devions venir assister à cette rencontre pour faire passer notre message. Nous voulons des leaders qui ne sont ni financièrement ni intellectuellement corrompus, des leaders impliqués pour la cause, des gens qui y croient », martèle-t-il.

 Par contre, la caravane de la délégation burkinabé a pu cheminer sans encombre. Arrivés à Accra après deux jours de voyage depuis Ouagadougou, plus que jamais convaincus que l’unité africaine est une nécessité, Démé Fatimata, membre du MFPA du Burkina Faso, rappelle comme un leitmotiv : « Nos leaders s’inscrivent dans la dynamique des micro-Etats. Nous n’arrivons pas à communiquer entre Africains sur les potentialités de nos différents pays à cause des frontières ». Svelte, foulard sur la tête, la jeune activiste pense que si « l’Afrique veut un destin commun et fort, elle doit s’unir, changer les politiques de gouvernance pour aller vers le fédéralisme. Les hommes d’affaires africains, par exemple, doivent se fédérer pour que les populations africaines n’aient plus à acheter des produits venant de l’extérieur ».

Etudiant en sciences politiques à l’université du Ghana où s’est déroulé le pré-congrès panafricaniste, Arhin Otoo, le sourire aux lèvres, confie que voir des jeunes africains venus de partout dans le monde pour assister à la rencontre est un signe d’espoir. « Cela me fait espérer que l’Afrique va s’unir. L’approche du MFPA est différente des autres. Elle commence à la base et non au sommet où on a des leaders qui ne veulent perdre aucune portion de leur souveraineté ».

 Des délégations de jeunes venues d’Afrique Centrale, d’Afrique du Sud, de Côte d’ivoire, de Guinée, du Mali, du Kenya, de la Tunisie, mais aussi de la Diaspora en Europe, en Amérique du nord, aux Caraïbes, en Extrême orient, etc., ont assisté à ce pré-congrès tenu du 8 au 13 décembre, première étape vers la tenue du premier Congrès Fédéraliste Panafricain du MFPA qui verra l’installation d’un Comité d’Initiative International Préparatoire (CIIP) pour la réalisation des EAU en l’espace d’une génération.

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